Lille favorise le parachutisme

parachute

Je dois avoir une bille de clown. Lorsque j’ai prévenu tout le monde que mon rêve était de sauter en parachute et que je comptais le réaliser, pas mal se sont montrés sceptiques. A leur crédit, je fais régulièrement des caprices qui passent avec le temps. Mais parfois, il arrive qu’ils m’obsèdent trop. C’était le cas pour cette fois. Et, vendredi dernier, j’ai finalement trouvé le courage de le faire. Ca s’est passé dans le petit aéroclub de Bondues près de Lille, où j’ai fait la connaissance de Mateo, mon instructeur. C’est avec lui que j’allais sauter en tandem. Il m’a brièvement présenté les gestes à adopter avant, pendant et après le saut. Puis il m’a fait enfiler mon harnais avant de rejoindre le Pilatus qui nous attendait en bord de piste. Je me suis hissé dedans, et quelques minutes plus tard, nous avons finalement quitté le plancher des vaches. Si vous n’avez jamais volé sur un appareil de cette taille, il faut savoir que le vol est une épreuve en soi. Ca secoue sacrément à l’intérieur, et le moindre coup de vent vous donne l’impression qu’il va retourner l’appareil comme une crêpe. Bref, le genre de vol dont on se passerait bien. Mais trente minutes plus tard, le moment tant espéré était enfin arrivé. Mateo a associé nos deux harnais et a ouvert la porte. L’air s’est engouffré à l’intérieur. La peur, également, durant une seconde. Puis une étrange sérénité. Nous étions au-dessus des nuages et la terre était invisible. Je n’avais donc pas une vue vertigineuse sur les 4000 m d’altitude. J’ai essayé de me souvenir des recommandations de Mateo et j’ai glissé les pieds sous l’appareil. Puis j’ai attendu bien sagement le départ. Environ 5 secondes. A la sortie de l’appareil, nous avons commencé par effectuer un joli et sensationnel salto : j’ai eu un instant l’impression de voler sur le dos. Puis on est parvenus à se stabiliser et je me suis retrouvé « sur le ventre », contemplant une mer de nuages. Magnifique. Je ressentais un sentiment de liberté ahurissant. Nous sommes passés à travers la masse blanche et je n’ai plus vu que du blanc pendant plusieurs secondes. Puis, comme un rideau qui s’ouvre pour laisser la place à la scène, les nuages se sont retirés et la terre m’est apparue. A ce moment, je n’étais plus que yeux et adrénaline. Le parachute s’est ouvert soudainement, mettant un terme à ma contemplation. Cette traction en arrière m’a donné la nausée et j’ai senti mon estomac jouer du yo-yo. Mais ce n’était pas fini. Mateo m’a proposé de prendre les manettes du parachute ; il n’a pas eu à me le proposer deux fois. J’ai commencé à tirer sur l’une et nous nous sommes mis à faire de grands virages. Mauvaise idée, cela n’a fait que me soulever l’estomac une seconde fois. Du coup, j’ai préféré jouer sur la vitesse, jusqu’à ce que, 5-6 minutes plus tard, il me faille rendre les commandes et atterrir sans aucune grâce, sur les fesses. L’expérience s’est avérée assez différente de ce que j’avais imaginé. A réserver aux amateurs d’adrénaline et à ceux qui ont l’estomac solide ! Mais si l’aventure vous attire, voilà le site où j’ai trouvé mon bonheur. Suivez le lien pour tout savoir sur l’organisateur de ce saut en parachute.