De la cuisine à Lille

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Amateur de cours de cuisine depuis quelques temps déjà, il m’est arrivé, au cours de ces formations gastronomiques, de sympathiser avec certains participants, au point que nous en sommes venus à nous inviter les uns chez les autres. Seulement, comment recevoir des invités qui sont aussi exigeants que vous, et qui sont comme vous à la recherche de saveurs originales ? Les recevoir exige, je peux vous le certifier, quelques semaines de préparation, le temps de trouver les ingrédients nécessaires à un dîner unique. C’est dans ce cadre que je me suis essayé à un aliment que je n’avais encore jamais testé : l’igname du Soleil Levant. Connue en japonais sous le nom de yamaimo (patate de montagne), l’igname du Japon est vénérée en Extrême-Orient pour ses vertus médicinales depuis des milliers d’années. Par le passé, les Japonais considéraient cette longue racine juteuse comme un aphrodisiaque ne convenant qu’aux hommes (je vous rassure cependant : les invitées ne semblent pas avoir subi d’effets secondaires après consommation !) Membre de la grande famille des ignames, le yamaimo est le plus souvent mangé cru. Râpé (on l’appelle alors le tororo), il est servi sur un bol de nouilles avec du riz et mangé le troisième jour de janvier après l’excès du Nouvel an, apparemment pour aider la digestion. Au Japon, il existe deux variétés principales : le nagaimo fin et long et l’ichoimo, en forme de poing. Ce dernier est légèrement plus dense et moins aqueux que le nagaimo. Il pousse à l’état sauvage au Japon comme aux Etats-Unis, mais les variétés japonaises sont désormais largement cultivées et récoltées en hiver. On peut les trouver sur les marchés japonais, parfois emballés dans de la paille et du sable pour protéger la chair délicate pendant le transport. Le yamaimo est parfois utilisé comme liant dans d’autres préparations. Au goût, l’igname est très différent selon sa préparation. A l’occasion de ce dîner « presque parfait », j’en avais préparé deux : une cru, où l’igname râpée s’est révélée extrêmement gluante (et peu ragoûtante, il faut bien le reconnaître !). La seconde version fut tout autre : finement tranchée, accompagnée de sauce soja et wasabi, elle s’est avérée croquante et juteuse, et a su surprendre agréablement mes invités ! Pour faire ce cours de cuisine à Lille, suivez le lien.