Le président de la MEL mis en examen

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Le président de la métropole lilloise a été mis en examen ce mercredi pour favoritisme aux marchés publics et corruption. L’équipement sportif fait l’objet d’une information judiciaire depuis la fin de l’année 2012. En cause : les condition d’attributions du chantier au groupe Eiffage. Le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain, a été mis en examen ce mercredi pour «trafic d’influence passif» et «complicité de favoritisme». Cela fait suite au dépôt de plainte, en décembre 2010, d’Eric Darques, ancien élu (RPF) de Lambersart (Nord), auprès du parquet de Lille pour dénoncer les conditions d’attribution du chantier à Eiffage. Une information judiciaire pour «favoritisme» et «faux et usage de faux» avait été ouverte fin 2012. Deux fonctionnaires de la communauté avaient été mis en examen en mai 2014 pour faux et usage de faux. La MEL avait elle été mise en examen le 15 novembre 2016 en tant que personne morale pour favoritisme, et l’enquête a été élargie en décembre 2016 aux faits de «corruption» et «trafic d’influence». Le Grand Stade de Lille, baptisé ensuite «Stade Pierre-Mauroy» et implanté à Villeneuve-d’Ascq (Nord), a été inauguré à l’été 2012. Le projet avait été développé sous les présidences successives à la communauté urbaine de Lille de Pierre Mauroy et Martine Aubry, qui n’a encore jamais été entendue dans cette affaire. Cette enceinte multifonctionnelle de 50.283 places, équipée d’un toit rétractable, est le fruit d’un partenariat public-privé entre une filiale du groupe de BTP Eiffage et la Métropole européenne de Lille (MEL, auparavant appelée Communauté urbaine de Lille).