La course à l’innovation automobile

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Ces changements structurels expliquent qu’une course à l’innovation intense soit engagée autour du véhicule autonome. Les eets de réseau obligent à mener des stratégies d’expansion très agressives, pour gagner en pouvoir de marché, selon la logique du « winner takes all » (« le gagnant rafle tout »). L’année 2014 a vu les signes avantcoureurs d’une telle lutte, puisque tous les grands constructeurs mondiaux ont annoncé travailler sur un projet de véhicule autonome, ainsi que plusieurs grandes entreprises du numérique impliquées dans la mobilité, comme Google, Tesla, Uber et Apple. Cette course de front représente un changement important pour l’industrie automobile, plus habituée à ce qu’un premier constructeur supporte les coûts de développement et de lancement d’une innovation forte, qui n’est reprise ensuite par la concurrence qu’une fois adoptée massivement. Le défi industriel est donc le suivant pour le véhicule autonome : le développeur d’une innovation centrale, par exemple un système d’exploitation, sera-t-il demain le leader mondial de l’automobile ? Ou bien ne bénéficiera-t-il finalement que très peu de sa technologie, une fois copié par les autres acteurs ? Pourra-t-il se rémunérer grâce aux services annexes ? Un des éléments qui pourraient le plus contribuer à réorganiser en profondeur la chaîne de valeur est la cartographie. C’est une clé à la fois pour le développement du véhicule autonome et pour l’émergence de nouveaux services. L’objectif est de cartographier l’ensemble des parcours et des obstacles  notamment dans l’espace urbain  mais aussi d’intégrer les mises à jour nécessaires à la circulation des véhicules autonomes. Des questions de protection des données personnelles se font jour cependant, dès lors que les véhicules vont scanner en permanence leur environnement et actualiser une carte partagée. Une fracture territoriale pourrait aussi apparaître : les territoires les plus attractifs disposeront des données, des infrastructures et des moyens nécessaires pour modéliser leur espace en 4D, quand les moins attractifs devront se contenter d’une représentation spatiale statique. Source: les plus belles voitures

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